Je suis né près de Montréal, d’un père canadien et d’une mère belge. Ma famille s’est installée à Boston, aux États-Unis, lorsque j’avais 12 ans : c’est là que j’ai appris l’anglais.Nous sommes revenus au Canada lorsque j’ai atteint 16 ans pour nous installer à Toronto, où je vis depuis ce jour.Je suis marié et père de deux jeunes hommes qui ont été élevés en naturistes.

 

Diplôméde l’université Wilfrid Laurier, j’y ai effectué des études de premier cycle en science politique et en psychologie. C’est à cette époque que j’ai découvert le naturisme et que je suis allé pour la première fois dans un centre naturiste. Comme je m’orientais vers l’industrie de la publicité, j’ai mis à profit mon habileté en matière de marketing et de communication pour faire du bénévolat à laFederation of Canadian Naturists (FCN). De fil en aiguille, j’ai été élu au conseil d’administration et, après plusieurs années, j’en suis devenu le président.

 

Mon engagement à la FCN m’a convaincu que si plusieurs centres naturistes peinaient à se développer, ce n’était pas faute de possibilités, mais parce que leurs dirigeantsavaient négligé de se mettre à jour pour commercialiser efficacement leur entreprise.Aussi, j’ai commencé à songer à fonder moi-même un centre naturiste ou à en acquérir un.À l’évidence, cependant, je ne pouvais pas administrer un centre tout en étant l’employé de quelqu’un d’autre. Et je ne voulais pas en gérer un où les décisions dépendraient de pressions financières. Je voulais que la pratique naturiste en constituela principale raison d’être. J’ai donc décidé qu’il me fallait créer une autre entreprise qui nous ferait vivre, ma famille et moi, tout en me laissant la souplesse nécessaire me permettant de gérer en parallèle un centre naturiste. Avec un ami, j’ai fondé AEC Daily en 2000. Cette entreprise offre une formation continue aux architectes, ingénieurs et autres professionnels du design dans l’industrie de la construction.

 

Cette première entreprise m’a donnéla possibilité d’acquérir en 2006 le domaine qui s’appelle aujourd’hui le Centre naturiste familialBare Oaks. À l’époque, les installations manquaient sérieusement d’améliorations. Pour la plupart, la centaine de terrains de camping étaient vacants, et on ne comptait guère plus de 100 adhérents. Aujourd’hui, nous avons plus de830 membres permanents et accueillons plus de 4 000 visiteurs chaque année. Tous nos sites sont complets et il y a une longue liste d’attente pour en obtenir un. Depuis quinze ans que nous sommes propriétaires du centre,il n’a jamais servi de source de revenus. Plutôt, tous les profits ont été réinvestis dans la croissance et le développement.

 

En 2008, j’ai lancé la série debaladosThe Naturist Living Show, d’abord comme simple tentative de jouer avec cette nouvelle technologie. Mais l’auditoire s’est élargi au point où, aujourd’hui, le sitese situe parmi les 10 pour cent des balados les plus écoutés.

 

De 2014 à 2017, j’ai dispensé à l’Université deTorontoun cours intituléPublic Nudity – History, Law and Science. Ce cours a eu une telle popularité qu’il a fallu limiter les inscriptions à 140 étudiants, si bien qu’on a dû établir une liste d’attente.J’ai vraiment aimé enseigner, et plusieurs de mes étudiants ont ensuite fait partie du personnel à Bare Oaks.

 

J’ai aussi œuvré bénévolement auprès de plusieurs organismes communautaires, tel Camping in Ontario, qui regroupe les terrains de camping privés de la province,et j’ai présidé la Chambre de commerce de GwillimburyEst. Mais j’ai maintenant mis fin à toutes ces responsabilités, car la présidence de la Fédération naturiste internationale représente un énorme défi qui exigera toute mon attention.

STEPHANE