Le débat sur le MeToo, est-il arrivé dans le mouvement naturiste ? Sommes-nous conscients des questions sensibles au sexe qui se posent pour les naturistes ? Devons-nous, comme naturistes, trouver des réponses aux questions, auxquelles nous nous sommes dérobés jusqu’à maintenant ? Je pense bien qu’une nouvelle ère s’approche. Au début les femmes furent encouragées de se rendre attentives par des Tweets à l’ampleur des agressions et des harcèlements sexuels. Ainsi il est devenu manifeste à quel point le décalage du rapport de force entre les sexes était chose courante.

Parmi les naturistes le débat sur MeToo n’a guère été mené. Le naturisme et la sexualité sont considérés comme s’excluant mutuellement. Certains enthousiastes naturistes vont jusqu’à déclarer la sexualité comme un tabou. Alors que c’était et c’est le but des activistes de permettre la rencontre entre femmes et hommes au niveau des yeux. Les femmes veulent aussi avoir des droits égaux quand il s’agit des activistes topless aux États-Unis. Dans la vie quotidienne elles veulent découvrir la partie supérieure du corps, comme le font les hommes. Simplement parce qu’ainsi elles se sentent si bien.

Et quelle est alors l’acceptation entre les sexes lorsque les naturistes sont entre eux ? Certaines femmes se sentent bien quand durant la menstruation elles peuvent porter une culotte (de bain). Elles le font aussi quand elles se déplacent dans les centres naturistes. Ainsi, pour certaines autres personnes, elles remettent en cause le naturisme dans sa forme la plus pure. On les approche et leur dit qu’elles devraient se déshabiller complètement, sinon elles pourraient aussi bien quitter le centre naturiste.

Le déséquilibre entre les sexes est déjà perceptible quand on raconte une simple situation. Les femmes sont poussées à s’opposer au propre bien-être. Ce qui est inquiétant est qu’elles sont informées par des hommes qui ne peuvent même pas évaluer les aspects psychosexuels des menstruations.

Pour moi, les prochaines questions se posent. Durant les dernières années il est devenu évident qu’il semble qu’en plus des hommes et des femmes il y ait d’autres sexes. Ceci signifie pour les naturistes et aussi pour la plupart des sociétés contemporaines qu’il faudra quitter les propres chemins de pensées. Il n’y a plus seulement le noir et le blanc, mais aussi d’autres nuances de gris. Ces nuances de gris représenteront beaucoup de défis au point de vue de la sexualité et de la genèse psychosociale d’une personne.

Pour moi c’est actuellement aussi une tâche à m’en préoccuper. Je sens quels caractères j’apporte de mon histoire de vie. Il est difficile de trouver des mots qui se passent au-delà de ses propres notions de pensées et de sentiments. La sexualité en est une. Les femmes et les hommes l’adorent ensemble, les femmes et les femmes ainsi que les hommes et les hommes l’adorent au moins autant ensemble. Et maintenant il y a encore d’autres variétés d’empreintes et de modes de vie sexuels. En même temps il a y plus de sexes que nous pouvons nous imaginer.

En tant que naturistes nous sommes invités à nous ouvrir à la diversité de la sexualité vécue et à la diversité des sexes. Ceci changera aussi l’équilibre des pouvoirs entre les sexes. Alors il n’y pas seulement des femmes et des hommes. Et il ne sera plus si simple de dire aux femmes ayant leurs règles comment se comporter, quand elles ne se sentent plus vraiment à l’aise dans leur propre corpeet avec leur propre âme.

Les naturistes doivent s’attendre à une période passionnante.